Après de nombreuses semaines de délibération et d’opposition, le gouvernement a finalement fait passer son projet de loi de finance (PLF) 2026 en utilisant le 49.3.
La tendance est claire, la fiscalité se durcit dans le cadre de la transition écologique : Malus renforcés, taxes annuelles en hausse, avantages en nature durcis… le cadre devient plus lisible, mais aussi plus contraignant, en particulier pour les motorisations thermiques et hybrides lourdes.
Pour les gestionnaires de parc, l’enjeu n’est plus seulement réglementaire : la fiscalité devient un véritable levier de pilotage du TCO, de la car policy et de la trajectoire de verdissement.
Voici les points clés à retenir et les impacts sur les flottes automobiles en 2026
🚗 Achat et renouvellement : ce que change la fiscalité 2026 dans le choix des véhicules
Malus CO₂ et malus masse : plus de modèles concernés
En 2026, le malus CO₂ s’active dès 108 g/km (contre 113 g en 2025) et le malus masse à partir de 1 500 kg (contre 1 600 kg auparavant). Concrètement, cela élargit fortement le nombre de véhicules pénalisés à l’immatriculation.
Les premiers touchés sont :
- les SUV thermiques et hybrides,
- de nombreux hybrides rechargeables,
- certains modèles essence récents pourtant considérés comme “sobres”.
Bonne nouvelle de dernière minute pour les véhicules électriques et hydrogènes
- Tous les véhicules électriques et hydrogène sont finalement exonérés du malus masse, même non éco-scorés contrairement à ce qui avait été annoncé en fin d'année 2025.
Cette évolution redonne de la compétitivité aux véhicules électriques, notamment sur les segments lourds.
💡 Ces taxes s’appliqueront uniquement aux premières immatriculations de véhicules particuliers (VP) neufs.
Un abattement pour les véhicules E85 et véhicule de 8 places minimum
- les véhicules E85 continuent de bénéficier d’un abattement de 40 % sur leurs émissions de CO₂ (sous conditions),
- les véhicules d’au moins 8 places disposent d’abattements spécifiques, revus à la hausse en 2026.
Impacts sur le TCO de votre flotte de véhicules
Ces durcissements entraîneront une forte augmentation du coût total de possession (TCO) des véhicules thermiques, avec une hausse estimée de 10 à 20 % lors des renouvellements. Cette situation incite à accélérer la transition vers des électriques ou des hybrides légers en location longue durée (LLD), afin de réduire le prix d'acquisition et de se préparer à la suppression du plafonnement cumulatif CO₂/poids prévue en 2028.
💡LLD de véhicules d’occasion pour échapper aux malus
Pour les gestionnaires de parc, la location longue durée (LLD) de véhicules d’occasion représente une stratégie intéressante pour limiter l’impact fiscal.
En effet, le malus CO₂ et malus masse ne s’applique qu’à la première immatriculation d’un véhicule neuf. Cela signifie que les véhicules déjà immatriculés en France ne sont pas concernés par ces taxes lors de leur mise en location, ce qui réduit le coût global pour l’entreprise.
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Véhicules électriques : CEE stabilisé en 2026
Le Certificat d'économie d'énergie (CEE/ ex-bonus) est un mécanisme essentiel de la transition énergétique.
💡 Le CEE est une aide encadrée par l'État, qui oblige les fournisseurs d'énergie (électricité, gaz, fioul, carburants) à financer des actions en faveur des économies d'énergie auprès des entreprises et des particuliers.
👉 Bonne nouvelle : pas de changement par rapport à 2025 pour les professionnels.
Les aides sont maintenues pour :
- VP électriques neufs ou rétrofités
- VUL électriques neufs (les plus favorisés)
- VUL rétrofités
👩💼 Usage collaborateur : avantages en nature et recharge, les nouveaux standards
Avantages en nature : pas de changement en 2026
Depuis le 1er février 2025, les taux d’avantages en nature ont fortement augmenté pour les véhicules mis à disposition :
- Véhicule loué : 50 %, ou 67 % si le carburant est pris en charge.
- Véhicule acheté : 15 %, ou 20 % avec carburant.
Un abattement pour les véhicules eco-scorés
Pour les véhicules électriques, un abattement majoré de 70 % s’applique jusqu’à fin 2027 (contre 50% auparavant), mais uniquement pour les modèles éco-scorés.
Les véhicules électriques non éco-scorés, souvent issus de productions hors Europe, perdent cet avantage. (Ex : véhicules de la marque BYD)
Résultat : deux véhicules proches techniquement peuvent générer un coût social très différent pour le collaborateur.
AEN, un sujet RH autant que fiscal

Conséquences pour le salarié :
- Impôt sur le revenu plus élevé
- Cotisations sociales augmentées
- Le véhicule “gratuit” est moins avantageux financièrement, surtout pour les modèles thermiques ou hybrides non éco-scorés.
Points RH à retenir :
- Favoriser les véhicules électriques éco-scorés pour limiter l’impact fiscal sur le collaborateur (abattement de 70 %)
- Communiquer sur le calcul de l’AEN pour éviter les incompréhensions
- Intégrer l’AEN dans le TCO global de la flotte et dans la car policy
Pour les gestionnaires de parc, l’éco-score devient ainsi un critère déterminant de car policy, au même titre que le prix catalogue ou l’autonomie.
Borne de recharge : un cadre stabilisé jusqu’en 2027
Bonne nouvelle côté recharge⚡️: les règles sont désormais claires et figées jusqu’à fin 2027.
Côté employeur :
L'employeur qui met à disposition une borne de recharge, même pour un usage personnel des salariés, bénéficie d'une exonération totale des cotisations sociales sur cette infrastructure jusqu'au 31 décembre 2027.
Côté salarié :
- Bornes installées sur site : pas d’avantage en nature.
- Électricité, quel que soit le lieu : toujours exonérée.
- Borne au domicile :
- Pas d’AEN si elle est récupérée au départ du salarié,
- AEN encadré si elle reste au domicile.
- Maintenance, abonnement ou surcoût électrique : soumis à AEN à hauteur de 50 %.
Sur le terrain, cela implique de mieux formaliser les conditions d’installation à domicile et d’anticiper la fin de mise à disposition dans les processus RH.
Ces règles, qui resteront stables en 2026, simplifient le déploiement de votre infrastructure de recharge tout en limitant la fiscalité des flottes.
💸 Taxes annuelles (ex-TVS) : pression croissante
Depuis 2025, la Taxe sur les Véhicules de Société (TVS) a été remplacée par deux taxes annuelles distinctes : une taxe annuelle sur les émissions de CO₂ et une taxe annuelle sur les polluants atmosphériques.
En 2026, la taxe annuelle sur les émissions de CO₂ s’active dès 5 g/km, et à partir de 2027 dès 0 g. À terme, tous les véhicules thermiques et hybrides seront donc concernés, même les plus sobres.
À cela s’ajoute la taxe annuelle sur les polluants atmosphériques, qui continue de pénaliser les motorisations essence et diesel, tandis que les véhicules électriques et hydrogène restent exonérés.
🚗 Grandes flottes : la taxe annuelle incitative change d’échelle
Pour les flottes d’au moins 100 véhicules, la taxe annuelle incitative (TAI) prend une nouvelle dimension en 2026.
Son périmètre prévoit d’être élargi :
- intégration des VP transformés en VU,
- des véhicules M1 à aménagement réversible,
- de certains VUL électriques classés N2 à cause du poids de leur batterie,
- et même des quadricycles motorisés.
L’objectif est clair : limiter les stratégies de contournement et faciliter l’intégration des VUL électriques dans les quotas de verdissement.
Pour les grandes flottes, la TAI devient un véritable indicateur de performance, au même titre que le TCO ou le taux de disponibilité.
👋 Fiscalité automobile 2026 : Ce qu’il faut retenir
- 💨 Les malus CO₂ et masse s’appliquent à davantage de modèles, avec des seuils abaissés.
- 🚗 Les véhicules d’occasion représentent une stratégie intéressante pour limiter l’impact fiscal
- 🚗⚡️Les véhicules électriques retrouvent un avantage clair, notamment grâce à l’exonération du malus masse.
- 👩💼 Les avantages en nature, déjà réformés en 2025, deviennent un sujet central d’attractivité RH, surtout hors véhicules électriques éco-scorés.
- 💸 Les taxes annuelles renforcent la pression sur l’exploitation des véhicules thermiques, même sobres.
- 📈 La taxe annuelle incitative (TAI) élargit son périmètre : il devient plus difficile d’y échapper par des montages techniques.
- 🤓 Le pilotage de flotte doit désormais intégrer la fiscalité comme un KPI à part entière.
Conclusion – 2026, l’année du changement de méthode
La fiscalité automobile 2026 ne se contente pas de durcir les règles : elle redéfinit le rôle du gestionnaire de parc.
On ne pilote plus une flotte uniquement par le prix catalogue ou le loyer. Il faut désormais arbitrer entre fiscalité, environnement, attractivité collaborateurs et performance économique globale.
Dans ce nouveau cadre, le gestionnaire de flotte devient un véritable chef d’orchestre, à la croisée des enjeux financiers, RH et environnementaux.
La location de véhicule d'occasion se présente alors comme une véritbale opportunité pour concilier enjeux environnementaux et financiers.
Et une chose est claire : en 2026, anticiper reste bien moins coûteux que subir.
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